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TSUNAMI 2004
 
             
thailande tsunami vue satellite

Attention: Certaines pages contenues dans la section consacrée au Tsunami de 2004 comportent des images qui peuvent heurter la sensibilité de certaines personnes non préparées.

Vous avez probablement entendu beaucoup si pas trop d’histoires à la suite du Tsunami du 26 décembre 2004 en Asie du sud-est vu à quel point il a été couvert par tous les médias. Cela dit, ayant été très tôt et très profondément impliqué dans les actions d’aide après le Tsunami dans le sud de la Thaïlande, j’aimerais partager les actions de soutien que j’ai mené avec un certain nombre de personnes comme moi ici à l’époque de ce désastre. Beaucoup de choses ont été dites par les médias, mais pas toujours la vérité telle que nous la vivions au quotidien sur le terrain. Nous avons en fait souvent été choqués par les questions des journalistes et par la façon dont ils déformaient nos témoignages pour soit embellir ou parfois dramatiser la situation à leur goût !
Ma vie ainsi que la perception de certaines choses ont été modifiés au cours des quelques mois qui ont suivit la vague. Tout comme beaucoup d’amis, de collègues, de touristes et surtout les Thaïlandais, tout le monde à donné le meilleur d’eux-mêmes dans des conditions les plus difficiles pour reconstruire la Thaïlande et aider les familles sinistrées. Tout ceci grâce aussi à toute l’aide internationale plus que bienvenue.

Ces prises de vue satellite montrent la côte ouest de la Thaïlande avec Phuket dans le coin en bas à gauche. La photo de gauche à été prise le 26 décembre au matin et la seconde dans l’après midi du même jour. Vous pouvez constater la différence de couleur de l’eau le long de la côte ouest. Ce changement de couleur est en fait le reflux du Tsunami entraînant toutes sortes de débris et de la terre vers le large en se retirant.

Une fois le choc initial du désastre passé, tout le monde s’est employé à essayer d’aider au maximum de leurs moyens. C’est durant dette période que beaucoup de personnes ont découvert beaucoup de leurs forces mais aussi de leurs faiblesses en se poussant proche de leurs limites physiques et morales. Pour illustrer cela, j’ai un article qui à été écrit à peine quelques semaines après le Tsunami par une très bonne amie et collègue (Kylie Stevenson). Lisez l’article.

Etant sonné que notre maison à Phuket est située dans les collines et loin de la côte, ma première action après le Tsunami à été de recueillir la moitié d’une famille séparée au moment ou la vague a déferlé dans leur hôtel. C’est ma femme qui les récupérés aux abords de Patong Beach où elle travaillait dans un centre de plongée à l’époque et les à ramenés à la maison. Mais la mère des deux enfants n’était pas avec eux et était restée à l’hôtel sans moyen de communication. Toutes les lignes téléphoniques étaient coupées ou encombrés, y compris les téléphones portables ! Il semblait donc nécessaire d’aller voir ce qui s’était passé et essayer de retrouver la mère de cette famille, ce à quoi je me suis employé de suite, laissant à ma femme le soin de s’occuper et de rassurer le reste de la famille. Malgré les barrages de police un peu partout sur les routes menant à la côte, j’ai finalement réussi à les passer sur une moto et à pendre la route du col qui donne accès sur Patong Beach.

tsunami rue destruction phuket

A ce moment là, tout ce que je savais sur les Tsunamis se limitait à ce dont je me rappelais vaguement de ce que j’avais appris au collège il y a un certain nombre d’années (pas grand-chose !). Je ne savais vraiment pas à quoi m’attendre dans la montée du col, mais voyant la mobilisation des forces de police et les voitures se ruant vers l’intérieur des terres dans ma direction, je savais que quelque chose hors du commun venait de se passer. C’est seulement en arrivant au sommet du col, quand j’ai un une première vue sur la mer que j’ai senti la première montée d’adrénaline dans ma tête. Toute l’eau bleue de la baie de Patong avait virée au brun vert. C’est en arrivant qu bas de la colline que j’ai cru entrer dans un autre monde. Je n’aurais jamais imaginé que l’eau puisse avoir un tel pouvoir de destruction ! Il était complètement impossible de rouler voir même de marcher dans les rues tellement elles étaient encombrées d’épaves et de débris de toutes sortes. Les rues étaient également couvertes de dix à quinze centimètres de sable avec des poissons encore frétillants au milieu de la ville, surpris par la violence des éléments !

Heureusement, en essayant de trouver un passage à travers les débris, j’ai fini par atteindre la piscine de l’hôtel en question qui ressemblait plus à un champ de bataille jusqu’au deuxième étage. Malgré le danger d’une seconde secousse suivie d’une vague, j’ai trouvé les employés Thaïs de la réception à leur poste faisant tout ce qu’ils pouvaient pour aider les clients sous le choc. Il n’y avait plus d’eau courante, plus d’électricité ou de téléphone. Ainsi il n’y avait pas moyen de pouvoir vérifier où se trouvait la mère de cette famille. Vu les rumeurs sur la possibilité d’une seconde secousse sismique, chaque minute passée près de la côte était un défi. La meilleure et dernière option possible était donc de crier le nom de cette personne en espérant avoir une réponse et c’est ce que j’ai fait… Ca a été un grand moment de soulagement en voyant une fenêtre s’ouvrir au troisième étage à la suite de mon appel.

thailande tsunami rue morte

A ce moment là il n’y avait plus de temps à perdre et je me suis rué vers le troisième étage dans des escalier ensanglantés, bordés de personnes en état de choc et plain de bandages usés. Arrivant à la chambre, nous avons fait quelques bagages très sommaires et nous sommes rentrés à la maison le plus vite possible pour des retrouvailles très attendues.

Mais ceci n’était en fait que « l’heureux » début de deux long mois qui allait changer la vie de beaucoup de survivants…

A la suite de ça, le besoin de s’occuper de ceux qui n’ont pas eu la chance de nécessiter des premiers secours à commencé à se faire pressante. Ceci à été la plus grosse partie de mon implication dans les efforts d’après Tsunami. J’ai commencé dès le lendemain matin car je ne pouvais pas rester à la maison après avoir vu ce qui s’était passé, sachant que beaucoup allait devoir être fait pour rétablir la situation. De plus, il y avait énormément de disparus et plusieurs équipes de recherches locales à joindre pour donner un coup de main n’importe où. De plus, ma conaissance de la langue Thaïlandaise pouvait être un très grand atout pour assurer une bonne communication entre les équipes de secours Thaï et les survivants à la recherche de leurs proches. Ceci s’est effectivement révélé très efficace.